Notre dernier invité de l'année est Jacques de
Navacelle, président du Joint Economic Council et de Transparency
Mauritius. Dans cette interview réalisée vendredi, il revient sur
certains faits qui ont marqué l'actualité en 2007.
Peut-on dire que le rôle du Joint Economic Council
est bien compris à Maurice ?
Pas totalement. D'un côté, il y a des dizaines de
milliers de petites entreprises qui sont, d'une manière ou d'une autre,
membres du JEC qui n'ont pas toujours conscience de l'être. De l'autre,
du côté des autorités du pays, il existe une perception que la JEC ne
représente qu'une poignée de grands groupes et pas l'ensemble du secteur
des affaires.
Mais n'est-il pas vrai que les grands groupes, en
raison de leur puissance, se font plus facilement entendre au sein de
l'organisation que vous présidez que les petites entreprises ?
C'est un peu inévitable. Je discute souvent de cette
question au sein du JEC et les représentants des grands groupes disent
que du fait de leur position dans l'économie nationale, ils sont souvent
amenés à traiter directement des problèmes avec les autorités, ce qui
donne cette impression. Mais en même temps, ils tiennent à faire partie
d'une organisation qui peut défendre les intérêts de toutes les
entreprises de façon plus globale.
Peut-on dire que 2007 a été une bonne année pour le
secteur privé ?
Elle a été une bonne année dans la mesure où,
effectivement, le business s'est quand même développé dans tous les
secteurs. Il y a quand même eu, peut-être pas autant que nous l'aurions
souhaités, des créations d'emploi et de l'investissement. De ce point de
vue, 2007 a été une année plutôt positive par rapport aux années
précédentes où l'économie avait beaucoup souffert. Mais Maurice n'a pas
encore réussi à réconcilier l'entreprise privée et le public et le monde
politique. On peut avoir le sentiment que ces deux secteurs évoluent sur
deux planètes qui ne se comprennent pas trop.
Vous mettez ensemble le secteur public et politique
?
Oui dans la mesure où ces secteurs sont très imbriqués
et on le voit, malheureusement, dans la façon dont on choisit les
responsables des organismes publics. Le critère de recrutement n'est pas
forcément la compétence…
… on pourrait dire la même chose pour le choix de
certains responsables d'entreprises du privé. Là, au lieu de la
compétence, c'est parfois l'appartenance familiale ou la puissance
financière qui a le dernier mot.
C'est vrai aussi mais même s'il ne le souhaite pas, le
secteur privé est obligé d'évoluer en raison de la pression de la
concurrence. Le secteur privé a besoin d'avoir les meilleures machines,
les meilleurs employés et les meilleures compétences pour ne pas se
laisser dépasser. Il y a certainement du népotisme et des réactions
archaïques dans certaines entreprises privées mais si elles ne font pas
attention elles se cassent la figure et ne rapportent plus. Il y a une
obligation de résultats des responsables assortie de sanctions s'ils ne
sont pas performants dans le secteur privé qui n'existe pas dans le
public où les responsables ne sont pas sanctionnés. C'est ce qui
explique le fait que ce sont deux mondes parallèles qui ne dialoguent
pas toujours.
Qui refuse le dialogue: le privé ou le public ou les
deux qui ont besoin de la tension que fait naître le manque de dialogue
?
Je crois que la tension est bénéfique dans certaines
périodes. Je pense qu'il était sain que la JEC ait été perçue dans
certains moments comme étant confrontationnel. Cette situation fait se
confronter deux points de vue, ce qui permet d'avancer. Je pense qu'il
existe dans la manière d'être du Mauricien un besoin de croire dans le
dialogue et cela se voit depuis des années dans la préparation du budget
où le gouvernement discute avec ses partenaires avant de rédiger son
texte. Mais il y a aussi, en tout cas, ces derniers temps, un refus
public des autorités de se montrer en compagnie de représentants du
secteur privé qui véhiculent, dit-on, des points de vue matérialistes et
égoïstes.
2007 a été riche en situations de confrontation
entre le secteur privé et le gouvernement et vous avez été, un des
premiers acteurs de ce film…
… je l'ai été à mon corps défendant. Je pense que pour
régler des problèmes, il faut les mettre sur la table, en parler. Mais
il y a des gens qui ont du mal à l'accepter parce qu'ils craignent les
effets néfastes d'un désaccord public. Pour moi, prendre une position
ferme était créer l'occasion de parler des problèmes, pour avancer.
Certaines personnes ont pris ça comme une possibilité d'aller vers la
rupture des relations, impliquant l'incapacité de travailler ensemble
dans le futur…
… en d'autres mots, qu'il valait mieux ne pas
dialoguer plutôt que de prendre officiellement des positions fortes et
travailler dans les coulisses plutôt que sous les feux des
projecteurs…
… c'est ça. À Maurice, on n'aime pas les conflits qui
sont très vite dirigés vers des questions qui embarrassent tout le monde
- comme l'ethnicité - et on préfère éviter les conflits et régler les
problèmes en tête à tête à son propre avantage.
Lors de la crise, le silence public du secteur privé
était étourdissant alors que le gouvernement ne ratait aucune occasion
pour lancer des attaques publiques. Vous-même avez rapidement cessé de
parler et le public s'est dit le président de la JEC se tait parce qu'on
lui a demandé de le faire.
Je ne pense pas qu'on puisse me faire taire. La JEC
avait décidé de dire un certain nombre de choses et une fois qu'on les
avait dites, nous n'allions pas les répéter matin, midi et soir et on
espérait, à l'époque, que les choses allaient retourner à la normale. La
grande quantité de manifestation de soutien que j'ai reçue des
entreprises affirmaient que ma prise de position était soutenue.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir lu officiellement le
secteur privé ait soutenu le président de la JEC après les fameuses
déclarations et surtout les réactions qu'elles ont suscitées.
Mais cela allait de soi. Quand le président d'une
organisation fait une déclaration et prend une position publique, il le
fait en accord avec son comité et exprime le sentiment de ceux qu'il
représente. Ceci dit, sur le nombre d'entreprises faisant partie du JEC,
il y a certainement eu des gens qui n'étaient pas d'accords, mais ces
déclarations ont été discutées avant d'être faites.
La crise s'est dénouée après de multiples
rebondissements médiatiques et le gouvernement se proclame grand
vainqueur du bras de fer. Mais en fin de compte, quand on examine
l'accord, il est évident que le gouvernement n'a obtenu que 500 arpents
de terre alors que les conditions du secteur privé ont été
acceptées.
Les gens auraient aimé qu'il y ait un gagnant et un
perdant dans cette affaire, mais ce n'est pas le cas. Ce qui m'a frappé
dans cette crise, c'est qu'on est arrivé à un accord parce que les
derniers jours, les protagonistes ont eu l'occasion de s'expliquer à
fond et de débattre de tous les aspects du problème, alors que jusque-là
le dialogue, si l'on peut dire, avait eu lieu à distance, dans la presse
pour le gouvernement. C'est la preuve qu'il faut mettre les désaccords,
surtout s'ils sont profonds, sur la table de discussion pour pouvoir
avancer. Deuxièmement, et c'est un peu gênant quelque part, on a eu le
sentiment que ce n'est que le Premier ministre qui peut faire bouger les
choses dans le pays. Cela peut donner l'impression aux gens que ce n'est
pas la peine de traiter avec les ministres puisqu'ils ne peuvent pas
faire bouger les choses et prendre des décisions. Cela peut créer des
problèmes. Mais pour revenir à la question, je ne pense pas qu'on puisse
dire qu'il y a eu un vainqueur et un vaincu dans le conflit
sucrier/gouvernement
Encore que l'on puisse dire que la stratégie du
secteur privé de faire le gros dos et de laisser passer les attaques
pour négocier à la fin est payante. Puisqu'en fin de compte, elle ne
laisse pas trop de plumes et en plus le gouvernement, qui avait décidé
de casser les reins aux sucriers vient de leur céder ses parts dans une
banque.
C'est vrai que, dit comme ça, la situation peut
paraître assez ironique. Là on est dans la réalité cruelle du monde des
affaires. Il y avait une banque qui est à vendre, on ne trouve pas
d'acheteur et celui qui se propose, avec d'autres associés, fait partie
de ceux que l'on disait vouloir combattre. Ce n'était pas évident pour
le gouvernement de ne pas vendre une banque qu'il ne voulait pas garder
uniquement pour ne pas la vendre à quelqu'un qui était prêt à l'acheter.
Vous vous êtes félicité du fait que les fruits de la
réforme économique courageuse commencent à se faire voir. Mais ces
fruits ne sont visibles que pour les hommes d'affaires, les
investisseurs et les économistes. La grosse majorité de Mauriciens n'y a
pas accès.
C'est vrai que dans certaines régions de Maurice où les
gens vivent difficilement on ne voit pas les fruits de cette réforme…
… il n'y a pas que dans certaines régions du pays
que les fruits du "early harvest" sont invisibles. La majorité des
Mauriciens ne les voit pas quand il va faire ses commissions au
supermarché.
C'est le gros challenge de cette réforme: que les
fruits de la croissance qu'elle génère soient bien redistribués. Sous
son angle macroéconomique, la réforme est logique: on désengage l'État,
on redynamise l'investissement en baissant et en simplifiant les taxes
ce qui va créer du business, de l'emploi, éliminer le chômage et tous
les Mauriciens vont en profiter. Le problème, c'est que, premièrement,
cela prend un certain temps et que, deuxièmement, il y a les défauts
inhérents au système capitaliste qui s'ils ne sont pas réglés peuvent
bloquer la redistribution des fruits de la croissance…
… au profit de ceux qui sont déjà riches ! Est-ce
qu'on n'est pas en train de créer une île composée, et je reprends votre
expression de tout à l'heure, de deux planètes différentes: celle des
riches et celles des autres ?
On peut avoir cette impression puisque nous sommes au
début des premiers résultats de la réforme. Mais ce n'est pas un
problème typiquement mauricien…
… de savoir qu'il vit aussi mal économiquement que
d'autres peuples n'est pas une consolation pour le Mauricien !
Ce n'est pas ce que je voulais dire. Il faut trouver
une solution pour que les fruits de la réforme soient plus rapidement et
plus largement redistribués. Cela va arriver mais quand ? Entre
aujourd'hui et quand les fruits de la croissance seront distribués au
plus grand nombre, nous avons un problème. D'autant plus que nous
importons la majeure partie de nos biens de consommation. Il faut
trouver une solution au problème mais surtout éviter un contrôle de prix
qui aurait comme résultat le contraire de l'effet souhaité.
Vous avez le sentiment que l'État se désengage comme
prévu dans la réforme ou, au contraire, s'investit de plus en plus dans
le marché ?
Il n'y a malheureusement pas une prise de conscience de
ce concept de la part de certains ministres. La culture du contrôle des
prix est très forte chez eux. Cela donne le sentiment que l'État ne
respecte pas les engagements qu'il a pris et qu'il intervient dans le
marché alors qu'il a choisi la libéralisation avec comme garde-fou le
Compétition bill.
Après les fers de construction, le ciment et la
farine, le ministre du Commerce pourrait vouloir intervenir dans
d'autres secteurs en 2008.
Je n'ai pas du tout envie de personnaliser les débats.
Le secteur privé a besoin de clarté dans la stratégie pour bien
fonctionner. On nous avait annoncé une réforme en plusieurs points
soutenue à fond par le Premier ministre pour libéraliser l'économie
mauricienne. Nous, on reste sur cette réforme et sommes convaincus
qu'elle va finir par aboutir parce que Maurice n'est pas isolée du monde
et que beaucoup d'organisations internationales qui nous soutiennent le
font à partir du plan de la réforme. Il y aura probablement de temps en
temps un petit accroc, un petit retour en arrière, mais nous pensons que
la reforme aboutira. De toutes les façons, et quoi qu'on puisse dire,
Maurice n'a pas d'autre choix.
Est-ce que la situation dans ce domaine est gérable
?
Elle est gérable parce qu'il y a quand même un certain
nombre de personnes faisant partie de l'administration de l'État qui
comprennent bien les enjeux et les obligations économiques auxquels nous
sommes confrontés…
… est-ce que ceux qui ont le pouvoir de décider,
c'est-à-dire, les ministres, les comprennent bien ces enjeux ?
J'ai l'impression que ces réactions d'arrière-garde
sont perdantes d'avance. Quand on regarde le contexte mondial, Maurice
ne peut pas se permettre de se refermer sur soi: ce serait
catastrophique. Je crois que ces retours en arrière sont des réactions
de gens d'arrière-garde qui ont peur du changement, de l'avenir et qui
ne comprennent pas tous les mécanismes de l'économie moderne. Je crois
que la raison finira par l'emporter sur la réaction. Je suis quand même
assez rassuré quand je rencontre et discute avec les jeunes
professionnels du pays, toutes communautés confondues, qui ont une tout
autre mentalité et qui ne se retrouvent pas dans les calculs et
stratégies politiques et n'ont pas du tout les critères d'arrière-garde.
Est-ce que ces jeunes représentent la majorité des
Mauriciens ?
Je ne sais pas. Je constate que ces jeunes-là occupent
de bonnes positions dans les entreprises et j'espère qu'ils ont une
certaine influence autour d'eux. Ceci étant, c'est vrai qu'au niveau de
la politique on a du mal à voir la relève. Je pense que pour un jeune
formé il y a plus de satisfaction à travailler dans une entreprise où
ses mérites et ses qualités sont reconnus, récompensées et où l'on
s'ouvre sur le monde plutôt que de s'enfermer dans des groupes
politiques faits de gens qui répètent toujours la même chose.
Comme vous qui n'arrêtez pas de dire qu'il faut
fermer les corps para-étatiques qui ne fonctionnent pas. Vous n'êtes pas
fatigué de répéter la même chose ?
Je le suis, mais il est important de le répéter. Le
problème n'est pas mauricien: dès que l'on crée une administration, un
cercle s'installe autour et continue à exister même quand on n'a plus
besoin de lui. C'est diablement difficile de se défaire des corps
para-étatiques qui ne fonctionnent pas. On l'a vu avec la DWC.
Finalement, et en dépit des problèmes évoqués, vous
êtes satisfait de l'année 2007 ?
Oui, dans l'ensemble. J'ai été surpris de constater
certaines réactions épidermiques. Quand nous prenons des positions qui
pourraient servir au débat, il y à une première réaction d'opposition
totale et il n'y a pas de débat. Mais j'ai remarqué qu'il y a eu par la
suite un certain nombre de gens qui sont venus proposer qu'il y ait un
peu plus de débats qu'avant. J'ai été très amusé d'entendre le Premier
ministre me dire, quand je l'ai finalement rencontré, qu'il me
félicitait pour mon franc-parler….
… après vous avoir traité de colonialiste…
… il m'a en tout cas dit lors de cette rencontre que
c'était bien d'avoir un franc-parler et qu'il fallait continuer.
Et malgré cette autorisation, vous vous retirez
comme président du JEC et de la Mauritius Union l'année prochaine ?
Comment avez-vous prévu de vivre votre retraite ?
Je vais sûrement faire quelque chose que j'aime, car je
suis incapable de rester inactif. J'aime beaucoup prendre la direction
de compagnies qui sont en difficultés et de les remettre sur pied…
… je pourrais vous proposer de remettre la machine
gouvernementale sur pied…
… ah non, surtout pas ! Là je ne saurais pas faire… Moi
je ne sais pas crier sur les camions dans les rassemblements publics.
Nous allons terminer cette dernière interview de
l'année avec votre autre présidence, celle de Transparency Mauritius,
2007 a été une année satisfaisante pour cette organisation ?
Je le suis partiellement tout en soulignant que
Transparency Mauritius est une petite équipe de bénévoles qui n'a pas
beaucoup de moyens. Nous n'arrivons pas à faire tout ce que nous
souhaitons, mais nous avons commencé à recruter des jeunes ce qui me
fait espérer qu'en 2008, nous aurons plus d'activités et d'occasion de
communiquer en dehors de la publication du rapport annuel d'Amnesty.
Avec tout ce qui s'est passé dans le domaine de la
corruption, dont les arrestations du Maire et des conseillers municipaux
de Quatre- Bornes, le prochain de Transparency International sur Maurice
sera terrible…
Je ne suis pas sûr, car les affaires que vous citez
montrent les résultats de la lutte contre la corruption qui est
débusquée. C'est vrai que ces affaires révèlent l'étendue de la
corruption à Maurice, mais le fait que des enquêtes sont ouvertes, des
gens interpellés et bientôt inculpés démontre que la lutte est efficace
jusqu'à un certain point.
Vous avez déclaré dans la presse qu'il est
"maintenant possible de travailler avec l'ICAC". Mais quand un
journal publie des informations démontrant qu'un haut responsable de
l'ICAC pratique des méthodes, disons suspectes, on n'a pas entendu
Transparency Mauritius.
J'aimerais dire que la première déclaration a été faite
parce qu'il n'y avait pas de volonté de collaborer avec des
organisations comme la nôtre par le premier ICAC. Ce n'est pas le cas
avec la nouvelle direction de l'ICAC qui a des contacts avec nous et
avec qui nous échangeons des informations et de documents. Le contact
existe et c'est tant mieux. En ce qui concerne l'affaire que vous
évoquez je n'ai pas eu beaucoup d'informations précises en dehors de ce
qui a été publié dans la presse.
Un haut officier de l'ICAC est mis en cause, des
poursuites sont engagées par l'ICAC contre un journal le tout sur fond
d'allégations d'abus de pouvoir et le président de Transparency
Mauritius ne s'informe pas sur ce dossier ? Je suis, pour dire le moins,
surpris.
Il y a eu, effectivement, une mauvaise information sur
ce dossier et je le regrette. Je n'ai pas pris le temps ainsi que les
gens autour de moi pour essayer d'en savoir plus. Mais il faut savoir
que Transparency Mauritius n'est pas une organisation qui fait de
l'investigation…
… vous êtes plus à l'aise pour faire des compliments
?
C'est vrai qu'il est plus facile de travailler avec la
nouvelle direction de l'ICAC. Maintenant si un de ses hauts cadres a
fauté, il faut qu'il soit sanctionné.
Que souhaitez-vous dire pour conclure cette dernière
interview de l'année ?
Il faut croire à l'île Maurice, pays où l'on fait
beaucoup de drames, de confrontations pour finir par faire plus ou moins
ce qu'il fallait faire. Je trouve qu'à cet égard le règlement du
problème sur le sucre est extraordinaire: en trois semaines, les
sucriers et le gouvernement ont mis les bouchées doubles pour rattraper
le temps perdu. Ils ont travaillé à une vitesse extraordinaire. Cela
veut dire que quand on finit par prendre conscience de l'urgence, on
peut faire bouger les choses à Maurice. Il faut souhaiter que cela
continue.