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S’ils s’identifient
comme des chômeurs, ils ne sont pas prêts à faire n’importe
quel boulot pour autant. L’“Empowerment Programme” dénonce la
“mentalité d’assistés” de ceux-là.
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| Patrice Legris, directeur de l’Ahrim, Raj Makoond
du JEC et Ali Mansoor, secrétaire financier lors d’un
point de presse hier. | Les
chômeurs enregistrés sont-ils de vrais chômeurs ? Sont-ils
prêts à être formés et à travailler ou attendent-ils d’être
pris en charge par le gouvernement ? Ce sont les questions des
responsables de l’Empowerment Programme (EP) qui vise à offrir
un soutien aux plus démunis.
De la conférence de
presse hier de Raj Makoond et Ali Mansoor, il ressort que le
succès de l’Empowerment Programme dépend de la volonté des
chômeurs à se prendre en charge et à “s’aider” car ce
programme veut éliminer la “mentalité d’assistés” de nombreux
Mauriciens. Pour cela, il faut de la responsabilité.
L’Empowerment Programme étudie en ce moment le profil
des chômeurs enregistrés au bureau du travail pour le
correspondre aux différentes opportunités disponibles à
l’heure actuelle dans trois secteurs : la construction, le
textile et l’hôtellerie.
Sur les 27 000 formulaires
envoyés aux personnes concernées, seuls 20 400 ont été
retournés. À partir de ces données, l’Empowerment Programme
essaiera de mettre certains chômeurs en rapport avec les
entreprises disposées à les former notamment pour l’hôtellerie
et le textile. Concernant la construction, l’Industrial and
Vocational Training Board se chargera de former et de caser
ceux qui ont été formés là où il y a une demande. Le problème,
explique le représentant du secteur privé, Raj Makoond, c’est
le mismatch énorme entre la demande et l’offre.
Selon
Ali Mansoor, l’équation n’est pas si simple. “Les vrais
chômeurs sont disposés à faire n’importe quel boulot.” Or, à
Maurice, ce n’est pas le cas et beaucoup s’attendent à trouver
un emploi dans le secteur public. “Il n’y en a pas et nous
leur disons : nous vous donnons une formation et un métier et
donc un salaire plus important.”
“Pas d’autre
choix”
Si les Mauriciens ne sont pas sensibles aux
opportunités qu’offre l’Empowerment Programme, les entreprises
“n’auront d’autre choix que d’importer la main-d’œuvre”,
avertit-il. Or, ce n’est ni nécessaire, ni souhaitable mais
tout dépend de la volonté des Mauriciens à vouloir travailler
au lieu de “asize b... kas dan gouvernma”, ajoute le
secrétaire financier. Et le problème est le même “du côté des
gradués de l’université de Maurice”.
Raj Makoond
annonce un programme où il a été proposé aux gradués d’être
des consultants auprès des nouvelles Petites et moyennes
entreprises, de la Small Enterprises and Handicraft
Development Authority et d’agir comme des facilitateurs. Cette
fonction, rémunérée à Rs 40 000 et Rs 50 000 par mois n’a pas
attiré grand monde, déclare Ali Mansoor.
Des 200
invités au forum, seuls 75 ont répondu à l’appel et la
majorité aurait dit “préféré un job dans le gouvernement”.
Malgré les obstacles, l’Empowerment Programme veut poursuivre
sa mission et toucher, à travers ses 13 centres, un maximum de
chômeurs. Les vrais.
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