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 TÊTE-À-TÊTE Relations
rétablies entre le gouvernement et le
privé
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| Jacques de Navacelle, président du JEC, et Navin
Ramgoolam lors d’une récente réception de la Banque de
Maurice. | “Le Premier ministre
m’a dit hier qu’il voulait développer des relations étroites
avec le secteur privé et qu’il souhaitait que des réunions
périodiques conjointes se tiennent entre le secteur privé et
le gouvernement.” Ainsi s’explique Jacques de Navacelle,
président du Joint Economic Council (JEC) après un tête-à-tête
d’une heure avec le Premier ministre Navin Ramgoolam hier.
Après la tension qui a régné en mai dans les relations
Etat-secteur privé, la situation s’est donc décantée.
“La rencontre a été une rencontre de principe, a
expliqué Jacques de Navacelle. Car du côté du JEC, comme du
côté du gouvernement, on avait souhaité la reprise du
dialogue. Nous allons nous voir encore et proposer un agenda.”
Ainsi au cours de ce tête-à-tête, il a été convenu qu’une
réunion élargie gouvernement- secteur privé soit bientôt
prévue.
Le rapport entre le gouvernement et le secteur
privé s’était en fait détérioré après notamment les critiques
émises par le JEC sur des réformes qui tardaient à se
concrétiser. “Nous sommes d’accord que le dialogue doit être
renoué. Il y a eu certaines déclarations un peu malheureuses
quelques mois de cela et le Premier ministre a voulu attendre
que les choses se calment avant d’entamer un processus de
contact”, a fait ressortir Jacques de Navacelle.
Ce
dernier a précisé qu’aucun dossier n’a été discuté pour
l’heure. Mais que quelques sujets ont été abordés et qu’ils
pourraient être discutés lors de prochaines réunions. Parmi
ceux-ci : le port, l’aéroport, le Compétition Bill et le
sucre.
Le dossier sucre est un des dossiers le plus
épineux à résoudre. Il concerne principalement la réforme et
l’aide de l’Union européenne en termes de mesures
d’accompagnement dans le sillage de la baisse de prix de 36 %,
la centralisation des usines sucrières, la participation des
travailleurs et des planteurs dans l’actionnariat des
nouvelles activités de l’industrie sucrière et la production
énergétique.
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam,
avait vu d’un mauvais œil le fait que les sucriers dénoncent
la démarche de l’Etat d’imposer de nouvelles conditions pour
autoriser la centralisation. Le gouvernement exigeait 1 500 à
2 000 arpents de terres des compagnies sucrières avant de
donner son aval pour la fermeture de trois usines, notamment
Mon-Loisir, Mon-Trésor-Mon-Désert et Riche-en-Eau.
Il
y a aussi la congestion portuaire et le manque d’équipements
qui a énervé les compagnies opérant dans le textile et le
seafood.
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Alain BARBÉ
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