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Article publié le Jeudi 27 mars
2008. |
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 BUDJET
2008-2009 Une loi anti-dumping,
priorité pour le JEC
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| Gérard Garrioch, nouveau président du «Joint
Economic Council». Il veut des résultats.
| Le nouveau président du Joint
Economic Council (JEC), Gérard Garrioch, fixe ses priorités.
Dans le mémoire qui sera soumis par le JEC au gouvernement
dans le cadre du budget 2008-2009, l’accent sera mis sur la
nécessité d’une loi anti-dumping.
«Nous pensons qu’une
telle loi va empêcher une concurrence déloyale des produits
importés», dit Gérard Garrioch, qui succède à Jacques de
Navacelle comme président du JEC. C’était lors d’un point de
presse à l’issue de l’assemblée générale annuelle du JEC.
«Cette loi anti-dumping est quelque chose qui nous
tient à cœur, ajoute-t-il. Cela fait sept ans que le JEC mène
un combat en ce sens mais ce combat n’a pas encore abouti.
Nous allons donc revenir à la charge sur cette question.»
La nouvelle présidence va miser sur la continuité de
la réforme économique et se propose de mettre aussi davantage
l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises et, à
travers l’Empowerment Programme, sur la lutte contre la
pauvreté absolue. Il y aura aussi la lutte contre l’inflation,
sans compter l’intégration de ceux qui pourraient être
victimes de la transition économique.
«S’il n’y
a pas débat, on n’avance pas»
«Le JEC a une
légitimité pour parler au nom du secteur privé lors des
négociations avec le gouvernement. Nous allons continuer à
faire entendre notre voix pour l’amélioration des
infrastructures, notamment les routes, le port, l’énergie et
l’eau, dans lesquels il y a beaucoup d’investissements à
faire. Car s’il n’y a pas d’amélioration au niveau des
infrastructures, ce sera un frein à la croissance économique.
Nous allons continuer à exprimer les aspirations du secteur
privé. Car si nous ne pouvons pas nous exprimer, il n’y a pas
de débats, et s’il n’y a pas de débats, on n’avance pas»,
souligne Gérard Garrioch.
A son avis, la mise en
pratique du Business Facilitation Act prend un certain temps,
et il aurait fallu aller plus vite. A une question sur la
baisse de profits de certaines compagnies, comme Ciel Textile
et Naïade Resorts en raison de l’appréciation de la roupie,
Gérard Garrioch a dit «qu’il appartient à la Banque de Maurice
de prendre les mesures qui s’imposent».
Il estime que
certains opérateurs sont heureux de l’appréciation de la
roupie, et que d’autres le sont moins. «C’est un problème qui
n’est pas facile à régler. Nous ne préconisons pas une roupie
forte, ni une roupie faible. Nous sommes pour une roupie qui
reflète la force de notre économie et la productivité des
Mauriciens», fait ressortir Gérard Garrioch.
Raj
Makoond, directeur du JEC, a ajouté : «L’architecture de notre
économie change. Il y a le contexte international, il y a des
problèmes économiques aux Etats Unis et la faiblesse du
dollar. Il y a aussi la baisse du taux d’intérêt aux
Etats-Unis.» Pour cette raison, le directeur du JEC estime
«qu’il ne faudra pas perdre de vue l’équilibre entre maintenir
la croissance, la compétitivité et les dangers
inflationnistes».
Il a dit «reconnaître la tâche
difficile du Monetary Policy Committee de baisser le Repo Rate
et ça va dans la bonne direction, mais on fait face à des
options très difficiles».
Gérard Garrioch, est
directeur de Cernols Ltd et a été président de l’Association
of Mauritian Manufacturers.
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Alain
BARBÉ
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