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Améliorer
l’environnement des affaires, accroître la diversification
économique, renforcer la capacité des organes régulateurs, ce
sont certaines propositions du JEC au ministre des Finances
dans le contexte du budget 2008-2009.
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| Raj Makoond (à g.) et Gérard Garrioch,
respectivement directeur et président du JEC, ont ciblé
trois objectifs : les réformes économiques, les crises
énergétique et alimentaire, et la
pauvreté. | Les problèmes liés
aux infrastructures ont été, une fois encore, à l’ordre du
jour lors du point de presse de la Joint Economic Council
(JEC), hier à Port-Louis. L’amélioration des infrastructures
au niveau du port et de l’aéroport, les difficultés de l’accès
aérien, l’élargissement du réseau routier et de celui des
télécommunications préoccupent le JEC.
Le
développement de telles infrastructures est incontournable
pour une augmentation de la croissance économique et une
amélioration de la compétitivité, estiment les responsables du
JEC. «Malgré le consensus sur le besoin en infrastructures
efficientes, des goulets d’étranglement majeurs exercent
encore un impact négatif sur le niveau général de la
compétitivité du pays, et dans certains cas, étouffent la
croissance économique de certains secteurs», constate le JEC.
Trois principaux objectifs ont été, en effet, définis
par le JEC dans le mémorandum que ce conseil a adressé, la
semaine dernière, au ministre des Finances, Rama Sithanen,
pour le budget 2008-2009 : accélérer les réformes économiques,
créer un environnement favorable permettant de juguler les
crises énergétique et alimentaire et donner un nouvel élan à
la lutte contre la pauvreté absolue.
Gérard Garrioch
et Raj Makoond, respectivement président et directeur du JEC,
ont énuméré les recommandations du regroupement des
organisations du secteur privé. Atteindre ces objectifs
impliquerait des actions concrètes résumées en quatre points.
Le premier est relatif à l’amélioration de l’environnement des
affaires. Les deux conférenciers sont d’avis que cette
amélioration ne peut se faire si le Business Facilitation Act
n’est pas opérationnel. Le but en est d’éliminer les goulets
qui ralentissent les investissements.
Encourager l’épargne
Le régime de
taxation a également retenu l’attention du JEC. Tout en
saluant les réformes fiscales qui ont ramené les taxes des
entreprises à 15 %, le JEC déplore cependant la pression
fiscale plus accrue exercée sur les secteurs touristique et
bancaire. Il souhaite que «le budget 2008-2009 soit focalisé
sur un niveau de taxe n’excédant pas 15 % pour les deux
prochaines années».
Encourager l’épargne, notamment
celle des particuliers et des travailleurs indépendants (self
employed) qui souhaiteraient souscrire à un plan de pension
privé ou à une pension complémentaire : pour ces deux
catégories, le JEC regrette que l’élément capital subisse une
double taxation.
Des investissements massifs sont les
remèdes préconisés par Raj Makoond et Gérard Garrioch, pour
relever le port de sa léthargie actuelle. Pour eux,
Port-Louis, qui affiche des ambitions régionales en tant que
grand port de transbordement et de distribution, risque de
perdre sa compétitivité au détriment d’autres ports de la
région, si des actions concrètes ne sont pas entreprises au
cours du prochain semestre.
Une plus grande
flexibilité et plus de sécurité sont les nouvelles approches
recommandées par l’ensemble des organisations du secteur privé
en ce qui concerne les lois du travail. Leur souhait est
d’augmenter la propension à investir dans le pays.
Le
JEC a également souhaité la création d’un Credit Information
Bureau au service des institutions non bancaires et octroyant
des crédits, ainsi qu’à celui des services publics. L’objectif
visé est de réaliser une évaluation efficiente de la
crédibilité des individus et surtout celle des petites et
moyennes entreprises dans le souci d’améliorer l’accès au
crédit.
La réforme des secteurs économiques
traditionnels et l’amélioration de la diversification
économique sont le deuxième point abordé par le JEC. Le
secteur de l’export, particulièrement celui du textile,
nécessite un programme de restructuration et un redéploiement
de la main-d’œuvre «pour établir une transition en douceur du
secteur à un nouveau niveau de compétitivité», a expliqué les
conférenciers.
Explorer de nouveaux
secteurs
Les secteurs du sucre et de la
manufacture ont également retenu l’attention du JEC. De
nouveaux secteurs, notamment l’industrie du savoir (knowledge
industry), les services médicaux, les services financiers
internationaux et les technologies de l’information et de la
communication sont à explorer pour leurs potentialités, a
conseillé le JEC. Il a également été suggéré l’introduction du
Real estate investment trust (Rs 500 millions au moins) afin
d’exploiter, au maximum, les opportunités découlant du
développement foncier.
Sécurité énergétique et
alimentaire, les actions de l’Empowerment Programme et
l’éradication de la pauvreté absolue, sont les derniers points
abordés par le JEC. Ce conseil recommande que le budget
2008-2009 tienne compte des diverses propositions formulées,
afin que Maurice puisse prendre un nouvel élan.
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