|
Après les tensions entre le gouvernement et la
Mauritius Sugar Producers Association - Joint Economic Council
(JEC), le dégel semble poindre. Notamment à la suite de la
décision du Premier ministre, Navin Ramgoolam, de rencontrer
les représentants du secteur privé dans son ensemble, et non
uniquement le JEC, dans les prochains jours. Une indication
que le gouvernement veut minimiser le rôle du (JEC).
À
l’express, qui lui demande comment il réagit devant la
tentative du gouvernement de l’isoler personnellement et
d’élargir la représentation du secteur privé à d’autres
associations, son président, Jacques de Navacelle (photo),
répond : “Je ne voudrai pas réagir à des suppositions. Je ne
sais pas s’il y a une tentative de m’isoler et d’isoler le
JEC. Ce n’est peut-être pas vrai. C’est me faire trop
d’honneur que de vouloir m’isoler, si c’est vrai. Toute
tentative de division ne sert à rien. (…) Je ne comprends pas.
Le JEC représente l’ensemble du secteur privé. Tout membre
d’une organisation du secteur privé en est forcément membre.”
Optimiste, Jacques de Navacelle estime possible une
évolution positive de la situation entre le privé et le
gouvernement. “Il y a des signes encourageants que les choses
bougent dans la bonne direction.”
Il a adressé une
lettre au Premier ministre mercredi pour solliciter un
rendez-vous entre le gouvernement et le secteur privé.
Toutefois, à hier, il n’avait eu aucune réponse.
Au
sujet de la solidarité des membres du JEC, Jacques de
Navacelle dit : “J’ai eu beaucoup d’appels de gens pour
m’exprimer leur solidarité. Mais je ne sais pas si des membres
du JEC ne sont pas totalement d’accord avec la façon dont les
choses ont été dites par le JEC et s’il fallait les dire
autrement”.
Arif Currimjee, directeur de l’entreprise
textile Vieo Industries Ltd, espère que la situation va “se
décanter” dans les prochains jours. “Car l’apaisement est
souhaité si nous voulons la réforme. Pour cela, il faut que le
secteur privé et le gouvernement travaillent ensemble. Mais
toutes les institutions du privé doivent être représentées à
la réunion. Le secteur privé est diversifié.”
Opinion
partagée par Charles Li, président de la Federation of
Mauritian Business Chambers. “Nous sommes pour le dialogue
avec le gouvernement. Nous souhaitons, comme a dit le Premier
ministre, que le secteur privé dans son ensemble soit présent
à cette rencontre.”
|