Samedi 19 mai 2007 - No. 16158

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ÉCONOMIE
Rencontre prévue entre le gouvernement et le privé


Au sein du gouvernement, l’on veut «calmer les choses». D’où la décision du PM de dialoguer avec tout le privé, «et pas uniquement le JEC».

Le Premier ministre (PM) a tranché : il rencontrera le secteur privé, mais à ses conditions. D’abord, il ne s’agira pas que du Joint Economic Council (JEC) mais de «l’ensemble du secteur privé». Tous les ministres sont conviés à la réunion.

Au sein du gouvernement – et cela malgré quelques réfractaires – l’on souhaite «calmer les choses». C’est la raison pour laquelle Navin Ramgoolam a pris la décision de rencontrer les acteurs du secteur privé. La nouvelle n’a rien de surprenant. Car le PM avait déclaré, mercredi, au cours d’une cérémonie à Triolet, que «le JEC ne représente pas tout le secteur privé». Et il semble qu’il est déterminé à le prouver.

Les autres ministres seront conviés à cette réunion, même s’il semble qu’à hier soir, ils n’étaient pas encore au courant de la décision du Premier ministre. La position de Rajesh Jeetah n’a pas été non plus critiquée, même si le PM estime que le walk-out de jeudi «n’était pas normal.»

Le président du JEC n’était pas non plus au courant, hier soir, de l’intention du Premier ministre de recevoir le secteur privé. Et pour cause. Selon nos informations, la décision a été prise, au sein du gouvernement, de «minimiser le rôle du JEC et de Jacques de Navacelle». Sans pour autant les ignorer.


Malaise

Hier encore, Navin Ramgoolam a évoqué Jacques de Navacelle, utilisant le terme de «voix isolée», reprenant ainsi à son compte, l’expression utilisée la veille par le ministre Jeetah, qui avait été à l’origine du walkout du président du JEC lors du lancement de la MEXA.

Navin Ramgoolam semble avoir des difficultés à oublier que de Navacelle l’«avait critiqué» quand il était dans l’opposition.

Certaines sources travaillistes, cependant, expliquent cette décision par le fait que «nous avons été offensés par les propos tenus par Navacelle». Mais il semble que la raison soit bien plus fondamentale que cela et réside dans la question qu’a posée le PM à Triolet, mercredi. «Que représente le JEC ?»

Une source proche du gouvernement explique que «la question est sectorielle. L’hôtellerie va bien, le textile va bien, le commerce va bien malgré tout. Le problème est l’industrie sucrière».

Le malaise est bel et bien là, sectoriel ou pas. Mais le PM semble vouloir - publiquement, du moins – calmer les choses. Il en a donné l’assurance hier à Eric Guimbeau du PMSD au cours d’un dîner au Hilton en lui disant qu’il comptait bien rencontrer le secteur privé. En mettant l’accent sur le terme «l’ensemble du secteur privé».

Deepa BHOOKHUN

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