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Au sein du
gouvernement, l’on veut «calmer les choses». D’où la décision
du PM de dialoguer avec tout le privé, «et pas uniquement le
JEC».
Le Premier ministre (PM) a tranché : il rencontrera
le secteur privé, mais à ses conditions. D’abord, il ne
s’agira pas que du Joint Economic Council (JEC) mais de
«l’ensemble du secteur privé». Tous les ministres sont conviés
à la réunion.
Au sein du gouvernement – et cela malgré
quelques réfractaires – l’on souhaite «calmer les choses».
C’est la raison pour laquelle Navin Ramgoolam a pris la
décision de rencontrer les acteurs du secteur privé. La
nouvelle n’a rien de surprenant. Car le PM avait déclaré,
mercredi, au cours d’une cérémonie à Triolet, que «le JEC ne
représente pas tout le secteur privé». Et il semble qu’il est
déterminé à le prouver.
Les autres ministres seront
conviés à cette réunion, même s’il semble qu’à hier soir, ils
n’étaient pas encore au courant de la décision du Premier
ministre. La position de Rajesh Jeetah n’a pas été non plus
critiquée, même si le PM estime que le walk-out de jeudi
«n’était pas normal.»
Le président du JEC n’était pas
non plus au courant, hier soir, de l’intention du Premier
ministre de recevoir le secteur privé. Et pour cause. Selon
nos informations, la décision a été prise, au sein du
gouvernement, de «minimiser le rôle du JEC et de Jacques de
Navacelle». Sans pour autant les ignorer.
Malaise
Hier encore, Navin
Ramgoolam a évoqué Jacques de Navacelle, utilisant le terme de
«voix isolée», reprenant ainsi à son compte, l’expression
utilisée la veille par le ministre Jeetah, qui avait été à
l’origine du walkout du président du JEC lors du lancement de
la MEXA.
Navin Ramgoolam semble avoir des difficultés
à oublier que de Navacelle l’«avait critiqué» quand il était
dans l’opposition.
Certaines sources travaillistes,
cependant, expliquent cette décision par le fait que «nous
avons été offensés par les propos tenus par Navacelle». Mais
il semble que la raison soit bien plus fondamentale que cela
et réside dans la question qu’a posée le PM à Triolet,
mercredi. «Que représente le JEC ?»
Une source proche
du gouvernement explique que «la question est sectorielle.
L’hôtellerie va bien, le textile va bien, le commerce va bien
malgré tout. Le problème est l’industrie sucrière».
Le
malaise est bel et bien là, sectoriel ou pas. Mais le PM
semble vouloir - publiquement, du moins – calmer les choses.
Il en a donné l’assurance hier à Eric Guimbeau du PMSD au
cours d’un dîner au Hilton en lui disant qu’il comptait bien
rencontrer le secteur privé. En mettant l’accent sur le terme
«l’ensemble du secteur privé».
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