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La National Empowerment Foundation (NEF) estime que
l’hôtellerie mauricienne s’est suffisamment armée pour
faire face à la crise. Elle poursuit donc son programme
de formation dans ce secteur. A ce jour, 5 600 personnes
ont été formées. L’objectif demeure le placement de 20
000 personnes d’ici quatre ans.
A un moment où les doutes émergent. Pire, des
interrogations qui laissent entrevoir une crise qui
affecterait le secteur de l’hôtellerie, ils sont, par
contre, des observateurs et des opérateurs qui veulent
faire preuve d’une prudence mesurée. «Je ne
pense pas que l’industrie du tourisme va licencier du
personnel. Car une crise est passagère. Et une fois
passée, les établissements de l’industrie auront besoin
des personnes les plus qualifiées pour accueillir à
nouveaux les touristes», déclare ainsi Jean-Claude de
l’Estrac en sa capacité de président du conseil
d’administration de la NEF.
Pour sa part, Raj Makoond réitère le fait
que l’objectif de la NEF est de placer 20 000 personnes
dans des entreprises d’ici quatre ans. «Pour l’instant,
nous en sommes à environ 5 600. Nous apportons toujours
des modifications et des changements à des erreurs que
nous avons faites dans le passé. Aujourd’hui, nous
lançons un appel aux entreprises et aux responsables des
ressources humaines pour que les entreprises mettent en
place des mécanismes pour retenir les stagiaires»,
ajoute-t-il.
Les deux interlocuteurs, lors de cette cérémonie de
remise de certificats, sont convaincus que le secteur de
l’hôtellerie, comme tous les autres secteurs de
l’économie, sera affecté par la crise. Mais,
poursuivent-ils, l’hôtellerie, c’est aussi le secteur
qui, avec quelques autres, s’est le mieux préparé pour
affronter cette crise.
Ce sont des propos qui étaient adressés à la centaine
de jeunes qui ont suivi des formations diverses dans le
secteur de l’hôtellerie pendant 10 mois et qui se sont
vus récompenser d’un certificat attestant leurs efforts
et investissements dans cette formation. Une initiative
de la NEF, en collaboration avec l’Association des
Hôteliers et Restaurateurs de Maurice (AHRIM) et
l’Industrial and Vocational Training Board (IVTB).
Auparavant, Tommy Wong, président de l’AHRIM, a tenu
le même discours. Il a, en effet, rassuré l’assistance
sur le fait que l’avenir du secteur du tourisme demeure
dans la formation. «L’atout de cette industrie demeure
la main-d’œuvre. C’est la qualité du service qui nous
démarque des autres destinations touristiques
mondiales», soutient, à cet effet, Tommy Wong. «L’année
prochaine sera une année difficile, mais la crise ne
durera pas éternellement», ajoute-t-il.
Voir le témoignage de Sabrina Chery,
ayant suivi un stage au Suffren.
Voir un extrait du discours de
Jean-Claude de l’Estrac, président du conseil
d’administration de la NEF.
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