Vendredi 2 novembre 2007 - No. 16326

Consultez
Les archives
de l'express

Vous êtes ici: Accueil  > Recherche

Au quotidien

Sommaire

La Une

Editorial

Actualités

Sports


Cette semaine

l'express Nord

l'express Est

l'express Sud

l'express Ouest

l'express Outlook

l'express Rodrigues

Culture

Economie & Business

Porte-monnaie

Apartés

Cinéma

Tribune


Services

Avis de décès
Bourse
Horoscope
Météo
Petites Annonces
Programme TV
Publicité
Taux de change
la sentinelle

Article publié le Mardi 16 octobre 2007.


REFORME
JEC : “Pas de négociations sur le sucre, c’est grave et décevant”


Le secteur privé reproche au gouvernement l’absence de discussions sur la réforme sucrière. Il se dit prêt à une rencontre pour évoquer des “choses urgentes”. Notamment les mesures d’accompagnement de la CE.

Jacques de Navacelle, président du Joint Economic Council :“Il n’y a aucun contact (...) Nous attendons tous cette réunion.”
Jacques de Navacelle, président du Joint Economic Council :“Il n’y a aucun contact (...) Nous attendons tous cette réunion.”
Tres grave et décevant. Ce sont là les propos de Jacques de Navacelle, président du Joint Economic Council (JEC) – interlocuteur officiel du secteur privé auprès du gouvernement – au sujet de l’absence de négociations autour de la réforme du secteur sucre.

“Il n’y a aucun contact alors qu’il y a tellement de choses urgentes à discuter entre le secteur privé et le gouvernement. Nous attendons tous cette réunion. Mais rien n’a encore été fixé. Nous nous tenons toujours à la disposition du gouvernement pour une réunion”, a déclaré hier à l’express Jacques de Navacelle.

Jean Li Yuen Fong, directeur de la Mauritius Sugar Producers Aassociation, a, lui, précisé: “Nous avons toujours le souci de coopérer afin de trouver une solution globale.”

Devant les retards dans les nouvelles négociations, une délégation de la Banque européenne d’investissement (BEI), en visite à Maurice la semaine dernière, n’a pas caché son impatience. Cette banque est disposée à financer des projets du privé dans le secteur de l’énergie, des distilleries pour la production de l’éthanol et des raffineries de sucre.

Or, ces retards auront aussi un impact considérable dans le décaissement des mesures d’accompagnement de la Commission européenne (CE), dans le cadre de la réforme du secteur sucre. Pour 2007-2008, ces fonds avoisinent les Rs 2 milliards.


Budget d’autres secteurs

Pour la réforme de l’industrie sucrière, la part des mesures d’accompagnement prévue est de 46 % des sommes réservées. La réforme des autres secteurs de l’économie, à travers le budget national, est d’environ 54 % pour la formation, le social et le secteur manufacturier.

Si ces fonds ne sont pas décaissés, ce sont les revenus du gouvernement qui risquent de subir des contrecoups. Sans compter les effets subséquents sur les décaissements d’autres fonds de la CE dans les années à venir pour la réforme du secteur sucre et d’autres secteurs.

“Nous avons commencé les discussions avec Savannah pour son projet d’installation d’une troisième ligne de production d’énergie électrique, en vue de conclure un Power Purchase Agreement (PPA) – un accord d’achat par le Central Electricity Board (CEB) de l’électricité produite par la centrale. Pour FUEL, les négociations pour un PPA n’ont pas encore débuté”, dit Patrick Assirvaden, président du CEB.

Savannah juge essentielle l’installation de cette troisième ligne de production pour la construction de sa raffinerie et de sa distillerie. Les deux lignes nouvellement installées n’ont pas la configuration nécessaire pour répondre à ce besoin. La sucrerie FUEL compte aussi faire de très gros investissements dans ces mêmes secteurs.

Avec la fin du Protocole sucre annoncé pour septembre 2009, la baisse du prix du sucre de 36%, et la concurrence des pays les moins avancés (PMA) – qui peuvent tout exporter sur l’Europe sauf des armes – les sucriers souhaitent conclure des accords dans les plus brefs délais. Des accords qui permettront au Syndicat des sucres de conclure les négociations avec les acheteurs en Europe. Notamment parce que le prix du sucre raffiné est beaucoup plus rémunérateur que celui du sucre roux. Le Syndicat des Sucres voudrait éviter que ces acheteurs potentiels se tournent vers d’autres fournisseurs de sucre raffiné.

Les autres questions qui attendent d’être réglées, lors des prochaines négociations entre les sucriers et le gouvernement, sont la participation des planteurs et des travailleurs dans l’actionnariat des raffineries et des distilleries, de même que les 1500 à 2 000 arpents de terres que le gouvernement souhaite obtenir des sucriers pour la réalisation de projets de développement économique et d’intégration sociale. Sans compter la révision du prix du sucre sur le marché local et la restructuration des institutions de service de l’industrie sucrière à cause de la baisse du cess – prélèvement sur les revenus sucriers des planteurs – dans les années à venir.

Cette restructuration est contestée par des syndicats du secteur sucre. Le cabinet KPMG, qui a fait un premier rapport sur cette question de restructuration, a été invité par le gouvernement à revoir sa copie.



Alain BARBÉ

envoyer l'article

imprimer l'article

Nos Partenaires




Nous contacter
| Publicité | Abonnez-vous | Webmaster
© Copyright La Sentinelle
Designed and Hosted by Telecom Plus Ltd