|
 Cette
semaine
|
|
 Services
|
|
|
 |
|
 |
 |
|
Article publié le Mardi 16 octobre
2007. |
|
 REFORME JEC : “Pas de
négociations sur le sucre, c’est grave et
décevant”
|
|
Le secteur privé
reproche au gouvernement l’absence de discussions sur la
réforme sucrière. Il se dit prêt à une rencontre pour évoquer
des “choses urgentes”. Notamment les mesures d’accompagnement
de la CE.
 |
| Jacques de Navacelle, président du Joint Economic
Council :“Il n’y a aucun contact (...) Nous attendons
tous cette réunion.” | Tres
grave et décevant. Ce sont là les propos de Jacques de
Navacelle, président du Joint Economic Council (JEC) –
interlocuteur officiel du secteur privé auprès du gouvernement
– au sujet de l’absence de négociations autour de la réforme
du secteur sucre.
“Il n’y a aucun contact alors qu’il
y a tellement de choses urgentes à discuter entre le secteur
privé et le gouvernement. Nous attendons tous cette réunion.
Mais rien n’a encore été fixé. Nous nous tenons toujours à la
disposition du gouvernement pour une réunion”, a déclaré hier
à l’express Jacques de Navacelle.
Jean Li Yuen Fong,
directeur de la Mauritius Sugar Producers Aassociation, a,
lui, précisé: “Nous avons toujours le souci de coopérer afin
de trouver une solution globale.”
Devant les retards
dans les nouvelles négociations, une délégation de la Banque
européenne d’investissement (BEI), en visite à Maurice la
semaine dernière, n’a pas caché son impatience. Cette banque
est disposée à financer des projets du privé dans le secteur
de l’énergie, des distilleries pour la production de l’éthanol
et des raffineries de sucre.
Or, ces retards auront
aussi un impact considérable dans le décaissement des mesures
d’accompagnement de la Commission européenne (CE), dans le
cadre de la réforme du secteur sucre. Pour 2007-2008, ces
fonds avoisinent les Rs 2 milliards.
Budget
d’autres secteurs
Pour la réforme de l’industrie
sucrière, la part des mesures d’accompagnement prévue est de
46 % des sommes réservées. La réforme des autres secteurs de
l’économie, à travers le budget national, est d’environ 54 %
pour la formation, le social et le secteur manufacturier.
Si ces fonds ne sont pas décaissés, ce sont les
revenus du gouvernement qui risquent de subir des contrecoups.
Sans compter les effets subséquents sur les décaissements
d’autres fonds de la CE dans les années à venir pour la
réforme du secteur sucre et d’autres secteurs.
“Nous
avons commencé les discussions avec Savannah pour son projet
d’installation d’une troisième ligne de production d’énergie
électrique, en vue de conclure un Power Purchase Agreement
(PPA) – un accord d’achat par le Central Electricity Board
(CEB) de l’électricité produite par la centrale. Pour FUEL,
les négociations pour un PPA n’ont pas encore débuté”, dit
Patrick Assirvaden, président du CEB.
Savannah juge
essentielle l’installation de cette troisième ligne de
production pour la construction de sa raffinerie et de sa
distillerie. Les deux lignes nouvellement installées n’ont pas
la configuration nécessaire pour répondre à ce besoin. La
sucrerie FUEL compte aussi faire de très gros investissements
dans ces mêmes secteurs.
Avec la fin du Protocole
sucre annoncé pour septembre 2009, la baisse du prix du sucre
de 36%, et la concurrence des pays les moins avancés (PMA) –
qui peuvent tout exporter sur l’Europe sauf des armes – les
sucriers souhaitent conclure des accords dans les plus brefs
délais. Des accords qui permettront au Syndicat des sucres de
conclure les négociations avec les acheteurs en Europe.
Notamment parce que le prix du sucre raffiné est beaucoup plus
rémunérateur que celui du sucre roux. Le Syndicat des Sucres
voudrait éviter que ces acheteurs potentiels se tournent vers
d’autres fournisseurs de sucre raffiné.
Les autres
questions qui attendent d’être réglées, lors des prochaines
négociations entre les sucriers et le gouvernement, sont la
participation des planteurs et des travailleurs dans
l’actionnariat des raffineries et des distilleries, de même
que les 1500 à 2 000 arpents de terres que le gouvernement
souhaite obtenir des sucriers pour la réalisation de projets
de développement économique et d’intégration sociale. Sans
compter la révision du prix du sucre sur le marché local et la
restructuration des institutions de service de l’industrie
sucrière à cause de la baisse du cess – prélèvement sur les
revenus sucriers des planteurs – dans les années à venir.
Cette restructuration est contestée par des syndicats
du secteur sucre. Le cabinet KPMG, qui a fait un premier
rapport sur cette question de restructuration, a été invité
par le gouvernement à revoir sa copie.
|
|
|
|
Alain
BARBÉ
| |
 |
 | |
|
|