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Le nombre croissant de
projets, notamment hôteliers et IRS, équivaut à l’import de
travailleurs. Et au recours à la sous-traitance et aux
compagnies étrangères.
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| Les projets IRS, comme ici à Médine, garantissent
deux à trois ans de travail car ils se font en plusieurs
phases. | Le secteur du bâtiment
se porte bien. Au point où les entreprises de construction
doivent accentuer l’importation de la main-d’œuvre étrangère
pour terminer les contrats à temps. Le secteur connaît une
croissance, notamment aux niveaux hôtelier et d’Integrated
Resorts Schemes (IRS).
Soodarsan Bhunjun, directeur de
Bhunjun & Sons, prévoit “un boom” dans le bâtiment l’an
prochain. Le Bureau central des statistiques prévoit une
croissance de 5 % en 2006 après une contraction de 5,2 % en
2005, dans le sillage des projets hôteliers et d’IRS.
Selon Soodarsan Bhunjun, il y aura tellement de
projets qu’il faudra même des compagnies de construction de
l’étranger pour faire face à la situation. “Les grosses
pointures auront très probablement à sous-traiter avec celles
de petite taille.”
La plupart des projets viendront du
privé. Côté autorités, les restrictions budgétaires freinent.
Mais le gouvernement compte sur des bailleurs de fonds pour de
gros projets d’infrastructures dans le port, l’aéroport et
l’informatique.
Cette question a été abordée par Rama
Sithanen, ministre des Finances, lors de son récent
déplacement à Singapour pour la réunion annuelle de la Banque
mondiale et du Fonds monétaire international. La proposition
mauricienne pour le financement de ces infrastructures cadre
avec l’Aid for Trade.
“Nous avons un projet d’un
immeuble à Port-Louis, un hôtel à Ebène et allons construire
nos bureaux dans cette localité. Pour cela, il nous faudra
importer 200 à 300 ouvriers, probablement de Chine, le premier
trimestre prochain”, souligne Soodarsan Bhunjun.
1 500 postes vacants
Fini le temps,
dit-il, où l’on pouvait trouver un maçon pour Rs 300 à Rs 400
par journée. Beaucoup d’ouvriers préfèrent être de petits
entrepreneurs. Là, cela revient à Rs 700 ou plus par jour au
client.
“Les travailleurs mauriciens ne sont pas
réguliers au travail, ils travaillent environ six heures par
jour et les taux réclamés sont élevés”, estime Soodarsan
Bhunjun.
“Si nous ne comptons que sur des Mauriciens,
le risque est que le contrat à réaliser ne soit pas complété à
temps.”
Rehm-Grinaker propose d’importer 300
travailleurs étrangers au début de l’an prochain pour exécuter
ses contrats. Son carnet de commandes étant rempli, tout comme
celui de la General Construction Co Ltd, elle a recouru il y a
deux mois, pour la première fois, au recrutement d’une
soixantaine de travailleurs indiens. “Nous avons mis des avis
de recrutement dans les journaux, mais nous n’avons reçu
personne”, apprend-on du côté de Rehm-Grinaker.
D’ailleurs, le sous-comité de l’Empowerment Programme
a identifié 1 500 postes vacants dans le secteur. Ce
sous-comité, chargé de la question de formation, est présidé
par Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council. Un
exercice a été effectué pour repérer les chômeurs détenant le
profil approprié pour ces postes. Une formation leur sera
assurée si nécessaire. Le sous-comité a déjà eu des
discussions avec des employeurs du bâtiment afin d’établir une
liste détaillée des postes disponibles. Les chômeurs recrutés
sont assurés d’un emploi d’au moins deux à trois ans, les
projets hôteliers et IRS étant exécutés sur plusieurs phases.
Mais “les jeunes ne veulent plus travailler dans ce
secteur. Il est généralement difficile de trouver localement
des gens de moins 40 ans”, estime-t-on à Rehm-Grinaker.
Opinion partagée chez Bhunjun & Sons et Building &
Civil Engineering Co Ltd.
“Nous n’avons pas à nous
plaindre. Il faut recourir à la main-d’œuvre étrangère même si
cela coûte plus cher. Il y a beaucoup de contrats et il n’y a
pas assez de main-d’œuvre mauricienne. Mais il serait
souhaitable que des compagnies étrangères emploient aussi un
certain nombre de Mauriciens”, reconnaît Roger Dalais,
directeur de Building & Civil Enginerring Co. Ltd.
C’est aussi le cas pour Bhooshan Ramloll Co Ltd.
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