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Le Joint Economic Council
(JEC) veut soigner sa communication. La principale
organisation du secteur privé a lancé hier le premier numéro
de son bulletin (newsletter) dans lequel il traite du
Competition Bill, de la réforme des lois du travail, de
l’Accord de partenariat économique (APE), de la congestion
routière et de la bonne gouvernance.
La réforme
économique est indispensable à notre survie économique, mais
n’avance pas au goût du JEC. “Elle se heurte malheureusement
aux lenteurs bureaucratiques et parfois aussi à une
préparation insuffisante. Des dossiers urgents, comme la
réforme sucrière ou la modernisation des infrastructures
publiques, n’avancent pas assez vite”, commente Jacques de
Navacelle, président du JEC, dans son billet.
La
nouvelle stratégie de communication vise, dit-il, à éviter des
perceptions erronées de points de vue de l’organisation. Raj
Makoond, directeur de l’institution, estime que ce document
permettra d’engager le débat sur les questions économiques sur
des bases plus claires.
A propos du Competition Bill,
le JEC appelle à plus de consultations avec les opérateurs
avant de voter et promulguer la loi. Il insiste pour une
commission compétente et indépendante sur la concurrence. Il
attire l’attention sur la définition d’une situation de
monopole et sur l’amende de 10 % du chiffre d’affaires prévue
en cas d’abus de position dominante.
Les négociations
sur les Accords de Partenariat Economique (APE) entre l’Union
européenne (UE) et les pays Afrique, Pacifique et Caraïbes
intéressent le JEC, pour lequel l’APE ne doit pas être qu’un
traité commercial. Il faut mettre l’accent sur l’aspect
développement de l’accord. “L’accès aux marchés peut être vide
de sens s’il n’est pas soutenu par des infrastructures
adéquates et une réelle capacité à réunir les ingrédients
nécessaires pour offrir des biens et des services à des prix
globalement compétitifs”, écrit le JEC. Il fait un appel pour
mettre en œuvre les initiatives du Aid for trade (AFT) et
lance l’idée d’AFT Plus par rapport aux discussions sur le
développement avec l’UE.
Au chapitre des nouvelles
lois sur le travail, le JEC réitère sa position en faveur de
la dérégulation et pour plus de flexibilité dans le marché. Le
conseil dit constater que l’Employment Rights Bill et
l’Employment Relations Bill ”semblent rechercher un équilibre
entre les droits des salariés et les besoins des employeurs”.
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