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Article publié le Dimanche 9 juillet
2006. |
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 PROGRAMME NATIONAL DE DÉVELOPPEMENT
SOCIAL « Empowerment programme » :
l’optimisme est de mise
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Le Conseil des
ministres a avalisé vendredi la constitution du Steering
Committee sur l’Empowerment Programme. Il y a unanimité : ce
vaste programme de développement social aura besoin du soutien
de tous.
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| Herbert Couacaud, Suresh Seebaluck, Ahmed Parkar
et Kailash Ruhee quelques membres du Steering
Committee. | Les membres du
Steering Committee sur l’Empowerment Programme affichent tous
de l’optimisme. Nommés par le Conseil des ministres vendredi,
ils ne cachent pas que « la barre a été placée très haute »
mais se disent confiants en voyant la composition du comité. «
Le gouvernement a réuni un comité représentatif des principaux
secteurs d’activité du pays. Si nous arrivons à atteindre les
objectifs qui ont été énoncés, cela consolidera, j’en suis
convaincu, une partie de l’économie du pays », explique Yusuf
Sooklall, syndicaliste siégeant sur le comité.
C’est à
Jean-Claude de l’Estrac, directeur général du groupe La
Sentinelle Ltée, qu’a été confiée la présidence de ce
programme. « Le Premier ministre et le vice-Premier ministre
et ministre des Finances ont estimé que mon expérience
pourrait être utile à la gestion de l’Empowerment Programme.
J’ai tout d’abord hésité. Mais en prenant connaissance de la
qualité des membres du Steering Committee, tant du secteur
public que du secteur privé que le gouvernement s’apprêtait à
nommer, j’ai été incité à envisager la réussite, même si je
trouve le programme défini par le vice-Premier ministre et
ministre des Finances, et réitéré vendredi au Conseil des
ministres comme étant extrêmement ambitieux », a déclaré
Jean-Claude de l’Estrac.
Sept secteurs «
cruciaux »
Aline Wong (des petites entreprises et
empowerment des femmes) se dit pour sa part convaincue de
l’intérêt social de ce programme. « Je suis d’abord heureuse
de pouvoir contribuer en tant que citoyenne à l’avancement de
notre pays. Je pense que Maurice a besoin des compétences qui
ont été réunies au sein de ce Steering Committee. Que le
gouvernement mette sur pied un programme aussi ambitieux lors
de sa première au pouvoir démontre clairement qu’il mean
business », déclare-t-elle. Un projet qui, explique-t-elle,
aura besoin du soutien et de l’engagement de tous les
partenaires économiques et sociaux.
C’est lors de son
discours budgétaire que le vice-Premier ministre et ministre
des Finances, Rama Sithanen a évoqué la mise sur pied de
l’Empowerment Programme. Cette initiative couvrira ainsi sept
secteurs « cruciaux » : les terres pour les logements sociaux
et pour les petits entrepreneurs, des programmes de création
d’emploi axés sur la formation et la réorientation
professionnelle, des programmes adaptés aux femmes sans
emploi, la création de cinq villages touristiques et neuf
villages pour les petites et moyennes entreprises, la mise sur
pied d’une assistance à la sous-traitance ainsi qu’un soutien
à l’émergence de nouveaux entrepreneurs et aux petites et
moyennes entreprises.
L’objectif de l’Empowerment
Programme, avait expliqué Rama Sithanen lors de son
allocution, sera de faciliter la transition de certains
secteurs en difficultés – essentiellement le secteur sucrier
et celui du textile – vers d’autres activités plus
rémunératrices. L’exercice budgétaire pour la période
2006-2007 a accordé Rs 5 milliards à ce programme. Une somme
de Rs 750 millions a été allouée à ce comité cette année pour
son lancement.
« Ce programme national de
développement social aura besoin du soutien de tout un chacun.
Je considère qu’il est totalement hors du champ de la
politique partisane. Il est au bénéfice de la nation et, en
particulier, aux plus faibles. Pour la paix sociale, le pays
tout entier a intérêt à ce qu’il réussisse. C’est pour cette
raison que j’ai accepté de relever ce nouveau défi », explique
Jean-Claude de l’Estrac. Ce dernier a occupé de nombreux
portefeuilles ministériels avant de retourner à la tête de La
Sentinelle Ltée.
Le président d’Enterprise Mauritius,
Amédée Darga, tient, lui, à faire ressortir que sa nomination
« n’est en elle-même pas importante ». « Il s’agit d’une
responsabilité à prendre pour être à la hauteur de la tâche
qui nous a été confiée. Je crois que l’on a un comité
formidable et que nous allons mener à bon port ce projet
gouvernemental », déclare-t-il. Un enthousiasme non feint que
semble partager l’ensemble du comité.
La liste des
membres choisis pour faire partie du Steering Committee
démontre la volonté du gouvernement de faire de ce programme
une réussite. Outre Yusuf Sooklall, Aline Wong et Amédée
Darga, les autres membres de ce comité viennent des principaux
secteurs d’activités, tant dans le secteur public que privé.
Le secteur privé bénéficiera de l’expertise de Suresh
Seebaluck (secrétaire au cabinet et chef du service civil),
Kailash Ruhee (Senior Adviser et Chief of Staff au bureau du
Premier ministre), Ali Mansoor (secrétaire financier désigné),
Kris Ponnusamy (Senior Chief Executive), et Indira Pochun
(présidente de la Small Enterprise and Handicrafts Development
Authority).
Le secteur privé sera quant à lui
représenté au sein de ce comité par Ahmed Parkar (secteur zone
franche), Herbert Couacaud (secteur hôtelier et touristique),
Raj Makoond (coordinateur du secteur privé et formation) et
Patrice d’Arifat (secteur sucrier).
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Guillaume
GOUGES
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