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Article publié le Mercredi 3 octobre 2007.



Pauvreté : La stabilité sociale évoquée


Le privé a créé diverses fondations pour la lutte contre la pauvreté.
Le privé a créé diverses fondations pour la lutte contre la pauvreté.
Les régimes de préférences vivent leurs dernières heures. D’où la nécessité de voir émerger un nouveau modèle économique. S’exprimant lors de la deuxième journée de la conférence sur la pauvreté, Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council (JEC), dira que la réussite de la démocratisation de l’économie, repose sur l’ouverture, la pluralité, la stabilité sociale ou encore l’externalisation.

“L’ouverture est extrêmement importante. En termes de rapidité, de mouvement… Si nous y arrivons, nous serons performants.” Raj Makoond a aussi insisté sur la nécessité d’avoir des “benchmarks et de la clarté pour favoriser les investissements”.

Une transparence que l’économiste George Chung Tick Kam juge nécessaire pour rassurer le secteur privé quant à l’utilisation des fonds distribués aux ONG. “Quand ils donnent de l’argent, ils veulent savoir ce qu’on en fait. S’il y a transparence, ils s’engageront dans la lutte contre la pauvreté.” Car, en sus de son pouvoir financier, le secteur privé fait preuve “d’une grande capacité de gestion, d’une capacité à planifier, à budgéter, à monitor”.

Le secteur privé investit d’ailleurs déjà dans des projets sociaux à travers les diverses fondations qu’il a créées : François de Grivel, président de la Mauritius Export Association, est aussi le chairman d’un comité sur la pauvreté qui vise à adopter une mesure mentionnée par le ministre des Finances concernant la redistribution de 1 à 2 % de leurs profits dans la lutte contre la pauvreté. Sophie de Spéville, qui gère la Fondation Médine Horizons, a d’ailleurs mentionné une étude personnelle qu’elle a réalisée. Une étude qui a démontré que 1 % du profit des “100 hundred top companies” s’élèvent à près de
Rs 200 millions. Elle est toutefois d’avis que cette contribution devrait être faite sur une base volontaire.

Lors de son intervention, Raj Makoond a également soulevé le “major issue” qu’est l’accès au crédit ou plutôt le non-accès au crédit. Tout comme la gouvernance, un “facteur majeur”. “Il est impératif d’améliorer la perception de la corruption mais également d’avoir un organisme régulateur qui soit fort et indépendant.”

Il a aussi déploré le fait qu’il n’y ait pas de culture d’“outsourcing” à Maurice. Il a plaidé pour une réorganisation des entreprises. “We should move from sectors to clusters.” Il a cité l’exemple de la Finlande “qui fait très bien dans ce secteur”. Une transition qui, a-t-il fait valoir, permettrait aux compagnies d’être beaucoup plus compétitives.

Plus important encore : la pluralité. “Les pays qui ne favoriseront pas la construction de la pluralité et l’identité sont condamnés à faire face à de nombreux problèmes”, a-t-il soutenu. La pluralité qui devrait être clé à la démocratisation de l’économie. Une pluralité qui amènera une stabilité sociale. Selon lui, “la stabilité sociale sera un facteur clé dans la démocratisation de l’économie.



Valérie OLLA

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