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Article publié le Dimanche 1 février
2004. |
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 RENCONTRE GOUVERNEMENT-SECTEUR PRIVÉ la Tendance est à
l’optimisme
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La rencontre entre le
gouvernement et le secteur privé s’est terminée hier sur une
note optimiste. Maurice devrait suivre la tendance mondiale en
2004. La reprise est annoncée…même si certaines difficultés
sont à prévoir.
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| Paul Bérenger conversant avec Gilbert Espitalier
Noël et Raj Makoond,respectivement Président et
Directeur du JEC. | La grande
messe trimestrielle du gouvernement et du secteur privé est
venue confirmer une chose : l’économie mauricienne devrait
mieux se porter en 2004. Gilbert Espitalier Noël, président du
Joint Economic Council (JEC) donne le ton : « nous ne sommes
pas euphoriques mais il y a des signes qui nous permettent de
regarder vers l’avenir avec un peu plus de sérénité. » Paul
Bérenger abonde dans le même sens, il parle « d’optimisme
prudent. »
Les raisons d’espérer sont bien présentes
en ce début d’année. Paul Bérenger les énumère : une meilleure
conjoncture mondiale, la fin des restructurations dans
certains secteurs clé de l’économie (agriculture, textile), la
disparition des effets de la crise à Madagascar, l’intérêt
bancaire en baisse ou encore l’accélération des procédures
administratives.
Déficit budgétaire chronique
Tous ces facteurs prêtent à l’optisme et donnent de
l’espoir au Premier ministre. Il entrevoit une croissance
économique de 5 % à 6 %, même 7 % peut-être, « si la
production sucrière s’améliore et si les pertes d’emplois dans
la zone Franche peuvent être empêchées. » Le secteur privé ne
pouvait avoir un avis divergent. Gilbert Espitalier Noël
reprend les mêmes raisons pour expliquer pourquoi les
entreprises pourraient retrouver le sourire en 2004.
Mais tout n’est pas nécessairement rose. Le déficit
budgétaire est maintenant chronique à Maurice. Paul Bérenger
concède volontiers qu’un déficit de 5,5 % sur le prochain
budget de l’Etat inquiète toujours le gouvernement. Le taux
d’investissement relativement bas, à 22,7 %, le pousse même à
demander au secteur privé de se ressaisir. Gilbert Espitalier
Noël répond, pour sa part, qu’empêtré dans ses problèmes de
restructuration, d’endettement et à cause de la conjoncture
mondiale et régionale défavorable, le secteur privé ne pouvait
que freiner l’investissement. « Tous ces éléments se sont
renversés » observe le président du JEC. Ce qui augure peut
être un taux à la hausse pour 2004.
L’optimisme
ambiant gagne même le textile, considéré par certains comme le
grand malade de l’économie mauricienne. « Il y a un changement
de mood complet » constate Paul Bérenger. Avec l’entrée en
opération de la Textile Emergency Support Team et un début de
solution au problème d’endettement des entreprises textiles,
l’avenir semble moins compromis de l’avis de la Mauritius
Export Processing Zone Association.
Alors que le
textile recommence à susciter un certain espoir, le tourisme
suscite toujours autant d’intérêt. Une importante partie des
discussions a été consacrée à ce secteur hier. A ce chapitre,
Gilbert Espitalier Noël explique que les 2000 lits
additionnels qui seront disponibles dans nos hôtels resteront
vides, faute de clients. C’est donc la politique d’accès
aérien qui demande à être revue. Air Mauritius ou d’autres
compagnies aériennes vont devoir transporter davantage de
touristes.
« Pas question de vols charters », prévient
Paul Bérenger. Il faut revoir la politique d’accès « tout en
tenant compte des intérêts d’Air Mauritius », concède
Espitalier Noël. Le gouvernement est prévenu. Le secteur privé
et l’organe de promotion du tourisme devront se concerter et «
se focaliser sur des marchés émergeants : Italie, Angleterre
ou Allemagne », explique Gilbert Espitalier Noël.
Par
ailleurs, la rencontre a aussi permis au gouvernement et au
secteur privé de comparer leurs points de vue sur plusieurs
sujets. La défense des intérêts commerciaux de Maurice aux
Etats-Unis, à l’Union Européenne et à l’OMC restent plus que
jamais d’actualité. Le travail se fait, à la satisfaction
commune du gouvernement et du secteur privé.
Suivi
sur le Seafood Hub
Gouvernement et secteur privé
ont un avis identique sur les secteurs d’activité émergeants.
Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)
demeurent un secteur porteur. Le JEC admet que ce secteur ne
décollera pas du jour au lendemain alors que Bérenger indique
que la Cybertour connaîtra un taux de remplissage honorable à
son lancement vers avril.
Lancés lors de la dernière
réunion du gouvernement et du secteur privé en octobre, les
concepts de Seafood Hub et d’Industrie de l’Environnement
poursuivent leur parcours. Dès demain, Paul Bérenger présidera
un comité sur le Seafood hub. Un rapport conjoint gouvernement
- secteur privé sur l’industrie de l’environnement devrait
être rendu prochainement.
Cette réunion n’est pas
vraiment différente des précédentes. Encore une fois,
gouvernement et secteur privé ont pu constater à quel point
leurs positions se rejoignent. Les deux parties auront
l’occasion de refaire ce constat très vite. Il a été convenu
que la réunion aura lieu tous les deux mois. Histoire de se
rassurer à intervalle régulier.
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| Le
tandem Paul Bérenger et Pravind Jugnauth devra prendre
les bonnes décisions pour que Maurice prenne avantage de
la conjoncture mondiale positive.
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rabin
BHUJUN
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